Chapitre II : dans la crise de l’engagement communautaire
Dans ce chapitre, le pape François parle de l’approche d’un disciple missionnaire «nourri par la lumière et la force de l’Esprit Saint». Il détaille ensuite plusieurs défis et tentations qu’un disciple missionnaire doit affronter dans l’accomplissement du travail d’évangélisation de l’église.
1) «Quelques défis du monde d’aujourd’hui»
- Non à une économie d’exclusion
- Non à la nouvelle idolâtrie de l’argent
- Non à un système financier qui gouverne au lieu de servir
- Non aux inégalités qui engendrent la violence
- Quelques défis culturels
- Les défis de l’inculturation de la foi
- Les défis des cultures urbaines
2) «Les tentations auxquelles sont confrontés les agents pastoraux»- oui aux défis d’une spiritualité missionnaire- Non à l’égoïsme et à la paresse spirituelle- Non au pessimisme stérile- oui à la Nouvelle relation apportée par le Christ- Non à la mondanité spirituelle- Non à la guerre entre nous- Autres défis ecclésiaux
Chapitre deux résumé complet == Ce chapitre a un double objectif :
l’espoir et l’appel à l’action.
Le fil conducteur est de discerner ce qui est «de ou pour Dieu» et ce qui ne l’est pas. Le Pape François relie nos systèmes économiques aux enseignements de Jésus. Comment pouvons-nous apporter des changements si nous ne nous attaquons pas aux inégalités de nos systèmes financiers et à la structure sociale injuste? Nous sommes appelés à vivre de manière éthique et morale tout en recherchant des occasions de promouvoir la paix. Les médias et le déclin des normes sociales remettent en cause nos valeurs traditionnelles et exploitent les mineurs, les minorités et les personnes âgées, laissant de nombreuses personnes vulnérables à la drogue et au trafic d’êtres humains. La contribution de l’église dans le monde d’aujourd’hui est incommensurable. Nous avons connu des échecs. Nous aidons les gens à vivre et à mourir dans la dignité. Nous aidons les gens à sortir de la pauvreté et à échapper à l’esclavage. Nous éduquons et encadrons nos enfants et nos jeunes. Nous sommes appelés à nous unir en solidarité les uns avec les autres et à trouver le visage du Christ chaque jour dans la communauté de l’église. Nous ne devons pas nous préoccuper de la façon dont les autres perçoivent notre implication dans les événements de l’église, mais plutôt garder notre mission centrée sur les besoins des pauvres. Les hommes et les femmes sont égaux en dignité. Nous ne suggérons pas que l’ordination soit plus ou moins digne. Le service au Seigneur n’est pas plus ou moins noble en fonction de notre sexe. Les jeunes ont besoin de se sentir connectés et engagés dans leur foi. Nous devons écouter les jeunes comme les moins jeunes en quête d’inspiration et de conseils.
- de l’esprit bon et de l’esprit mauvais
ARTICLE -51 === 1) Il est opportun de clarifier ce qui peut être un fruit du Royaume et aussi ce qui nuit au projet de Dieu. Cela implique non seulement de reconnaître et d’interpréter les motions de l’esprit bon et de l’esprit mauvais, mais et là se situe la chose décisive discerner entre l’esprit bon et repousser l’esprit mauvais, où en sommes nous personnellement ?
QUELQUES DEFIS DU MONDE ACTUEL ARTICLE-52===
- L’humanité vit en ce moment un tournant historique que nous voir dans les progrès qui se produisent dans différents domaines. On doit louer les succès qui contribuent au bien-être des personnes, par exemple dans le cadre de la santé, de l’éducation et de la communication.
2) la crainte et la désespérance s’emparent du cœur de nombreuses personnes, jusque dans les pays dits riches. Fréquemment, la joie de vivre s’éteint, le manque de respect et la violence augmentent, la disparité sociale devient toujours plus évidente. Il faut lutter pour vivre et, souvent, pour vivre avec peu de dignité.
3) Le progrès scientifique, dans les innovations technologiques et dans leurs rapides applications aux divers domaines de la nature et de la vie nous dépassent. Nous sommes à l’ère de la connaissance et de l’information, sources de nouvelles formes d’un pouvoir très souvent anonyme.
ARTICLE–53 1) Il n’est pas normal que le fait qu’une personne âgée soit réduite à vivre dans la rue et meure de froid ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en bourse en soit une. Voilà l’exclusion. On ne peut plus tolérer le fait que la nourriture se jette, quand il y a des personnes qui souffrent de la faim. C’est la disparité sociale. Aujourd’hui, tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible. On ne se situe plus alors dans les bas-fonds, ni dans la périphérie, ou sans pouvoir, mais on est en- dehors. Les exclus ne sont pas des «exploités», mais des déchets, «des restes» Des gens qui souffrent dans la rue par physiquement, mentalement et émotionnellement. Unité mais pas d’unité.
ARTICLE==54 1) La culture du bien-être nous anesthésie et nous perdons notre calme si le marché offre quelque chose que nous n’avons pas encore acheté, tandis que toute ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon.
ARTICLE==55 NON A LA NOUVELLE IDOLATRIE DE L’ARGENT—
La crise financière que nous traversons nous fait oublier qu’elle a, à son origine, une crise anthropologique profonde : la négation du primat de l’être humain ! Nous avons créé de nouvelles idoles.
ARTICLE==60 (59) NON A LA DISPARITE SOCIALE QUI ENGENDRE L VIOLENCE
Aujourd’hui nous ne savions pas que les armes et la répression violente, au lieu d’apporter des solutions, créent des conflits nouveaux et pires. Certains se satisfont simplement en accusant les pauvres et les pays pauvres de leurs maux, avec des généralisations indues, et prétendent trouver la solution dans une «éducation» qui les rassure et transforme les pauvres en êtres apprivoisés et inoffensifs.
ARTICLE==61–QUELQUES DEFIS CULTURELS
La laïcité, nous ne pouvons pas avoir la liberté d’évangéliser. Il n’y a d’authentiques attaques que contre la culture et la liberté et la persécution des chrétiens en France et dans d’autres pays à couse de la haine et de la violence ne permet pas de démontrer qu’ils sont chrétiens. Cela ne porte pas préjudice seulement à l’église, mais aussi à la vie sociale en général. Nous reconnaissons qu’une culture, où chacun veut être porteur de sa propre vérité subjective, rend difficile aux citoyens d’avoir l’envie de participer à un projet commun qui aille au- delà des intérêts et des désirs personnels
ARTICLE ==68-69 DEFIS DE L’INCULTURATION DE LA FOI
Les défis de notre Eglise, la vocation, la vie des religieux et des évêques, notre apostolat et nos missions et aussi la relation avec le prêtre et les gens. Lire page 77 article 69
– chaque culture et chaque groupe social ont besoin…………..
ARTICLE==98 NON A LA QUERRE ENTRE NOUS1° Pourquoi les guerres entre nous ?===
Le Pape François a dit –A l’intérieur du peuple de Dieu et dans les diverses communautés, que de guerres ! Dans le quartier, sur le lieu de travail, par envies et jalousies, et aussi entre chrétiens que de guerres ! La mondanité spirituelle porte certains chrétiens à être en guerre contre d’autres chrétiens qui font obstacle à leur recherche de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique. De plus,
certains cessent de vivre une appartenance cordiale à l’église, pour nourrir un esprit de controverse.
Plutôt que d’appartenir à l’église entière, avec sa riche variété, ils appartiennent à tel ou tel groupe
qui se sent différent ou spécial. (Joseph devient victime de jalousie)
ARTICLE ==102 AUTRES DEFIS ECCLESIAUX Les laïcs sont simplement l’immense majorité du peuple de Dieu. A leur service, il y a une minorité: la conscience de l’identité et de la mission du laïc dans l’église s’est accrue. Nous disposons d’un laïcat nombreux, bien qu’insuffisant, avec un sens communautaire bien enraciné et une grande fidélité à l’engagement de la charité, de la catéchèse, de la célébration de la foi.
ESSAGE DU PAPE FRANCOIS pour NOUS TOUS
La joie de l’évangile est celle que rien ni personne ne pourra jamais enlever (cf. Jn16, 22). Les maux de notre monde et ceux de l’église ne devraient pas être des excuses pour réduire notre engagement et notre ferveur. Prenons-les comme des défis pour croître. En outre, le regard de foi est capable de reconnaître la lumière que l’Esprit Saint répand toujours dans l’obscurité, sans oublier que «là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé» (Rom 5,20). Notre foi est appelée à voir que l’eau peut être transformée en vin, et à découvrir le grain qui grandit au milieu de l’ivraie. Cinquante ans après le concile Vatican II, même si nous éprouvons de la douleur pour les misères de notre époque et même si nous sommes loin des optimismes naïfs, le plus grand réalisme ne doit signifier ni une confiance moindre en l’Esprit ni une
moindre générosité. (Les défis existent pour être relevés. Soyons réalistes, mais sans perdre la joie, l’audace et le dévouement plein d’espérance ! Ne nous laissons pas voler la force missionnaire ! Dixit Pape François