Chapitre III : L’annonce de l’Evangile
INTRODUCTION :
Dans le chapitre 3 de « La Joie de l’Évangile », le Pape François parle de l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. Il insiste sur l’importance de l’évangélisation et de la mission de l’Église, ainsi que sur le rôle des laïcs dans cette mission et encourage les chrétiens à partager leur foi avec joie et enthousiasme. Ce chapitre est un appel vibrant à renouveler notre engagement dans la mission de l’Église et à vivre la foi avec une joie contagieuse.
Ce Chapitre est divisé en 4 parties
- Tout le Peuple de Dieu annonce l’Evangile
- L’homélie
- La préparation de la prédication
- Une évangélisation pour l’approfondissement du Kérygme
- Tout le Peuple de Dieu annonce l’Evangile
- « En vertu de baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (Mt 28,19).
« Chaque chrétien est mis au défi, ici et maintenant, de s’engager activement dans l’évangélisation ; en effet, quiconque a vraiment fait l’expérience de l’amour salvateur de Dieu n’a pas besoin de beaucoup de temps ou d’une longue formation pour sortir et proclamer cet amour. - Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu dans le Christ Jésus : nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais que nous sommes toujours « disciples missionnaires » (120).
- Être disciples c’est avoir la disposition permanente de porter l’amour de Jésus aux autres, et cela se fait spontanément en tout lieu : dans la rue, sur place, au travail, en chemin (127).
- Si nous laissons les doutes et les peurs étouffer toute audace, il est possible qu’au lieu d’être créatifs, nous restions simplement tranquilles sans provoquer aucune avancée et, dans ce cas, nous ne serons pas participants aux processus historiques par notre coopération, mais nous serons simplement spectateurs d’une stagnation stérile de l’église (129).
- L’Homélie
- Dans son contexte liturgique, l’homélie est un genre à part. L’homélie « dépasse toutes les formes de catéchèse en tant que moment suprême dans le dialogue entre Dieu et son peuple qui conduit à la communion sacramentelle » (137).
- L’homélie doit être eucharistique – elle fait partie de l’offrande faite au Père. La prédication doit guider l’assemblée et le prédicateur vers une communion avec le Christ dans l’Eucharistie qui change la vie.
- Un acte maternel : Prêchez comme une mère qui parle à son enfant. Elle est à l’écoute de leurs préoccupations, sait ce dont ils ont besoin d’entendre et le communique avec tendresse et amour.
- Préparation pour la prédication
- « La préparation à la prédication est une tâche si importante qu’un temps prolongé d’étude, de prière, de réflexion et de créativité pastorale doit y être consacré » (145). Faites continuellement appel à l’Esprit Saint. Accordez une attention à 100% au texte biblique avec une humilité de cœur (sainte crainte) et une révérence pour la vérité.
- Pour interpréter un texte biblique, nous devons être patients, mettre de côté toutes les autres préoccupations et lui accorder notre temps, notre intérêt et toute notre attention. Nous devons laisser de côté toute autre préoccupation urgente et créer un environnement de concentration sereine.
- Il est inutile d’essayer de lire un texte biblique si tout ce que nous cherchons, ce sont des résultats rapides, faciles et immédiats. La préparation à la prédication demande de l’amour.
- Nous ne consacrons que des moments de calme aux choses ou aux personnes que nous aimons ; et nous parlons ici du Dieu que nous aimons, d’un Dieu qui veut nous parler. Grâce à cet amour, nous pouvons prendre tout le temps dont nous avons besoin, comme tout vrai disciple : « Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute » (1 Sam 3:9). 146
- Le prédicateur qui ne se prépare pas (Spirituel) est malhonnête et irresponsable envers les dons qu’il a reçus.
- Une évangélisation pour l’approfondissement du kérygme
- Sur les lèvres du catéchiste, la première annonce doit retentir sans cesse : « Jésus-Christ t’aime ; il a donné sa vie pour vous sauver ; et maintenant, il vit chaque jour à tes côtés pour t’éclairer, te fortifier et te libérer » (164).
- « Toute formation chrétienne consiste à entrer plus profondément dans le kérygme, qui se reflète et illumine constamment l’œuvre de la catéchèse, nous permettant ainsi de mieux comprendre la signification de chaque sujet que celle-ci traite » (165).
- « L’Église devra initier tout le monde – prêtres, religieux et laïcs – à cet « art de l’accompagnement » qui nous apprend à enlever nos sandales devant la terre sacrée de l’autre (cf. Ex 3, 5). Le rythme de cet accompagnement doit être régulier et rassurant, reflétant notre proximité et notre regard compatissant qui guérit, libère et favorise aussi la croissance dans la vie chrétienne » (169).
- Centrée sur la Parole : Toute évangélisation est basée sur cette Parole, écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée. Les Saintes Écritures sont la source même de l’évangélisation. Par conséquent, nous avons besoin d’être constamment formés à entendre la parole. L’Église n’évangélise pas si elle ne se laisse pas constamment évangéliser (174).
CONCLUSION :
Chaque chrétien est appelé à être un disciple missionnaire, partageant la joie de l’Évangile avec tous ceux qu’ils rencontrent. L’évangélisation n’est pas réservée aux prêtres ou aux religieux, mais concerne tous les membres de l’Église. L’évangélisation doit se faire avec joie et enthousiasme. La bonne nouvelle de l’Évangile est source de joie, et cette joie doit être visible dans notre manière de vivre et de partager notre foi. Le Pape François encourage tous les chrétiens à partager la joie de l’Évangile et à être missionnaires dans leur vie quotidienne.